Caroline : Bienvenue dans les W.I.LD interviews, je suis Caroline Verdier pour Leaders Go W.I.L.D, le podcast qui parle d’intuition et de business à l’occasion. Aujourd’hui nous recevons Laurence Udo pour parler du futur du marketing, le marketing intuitif.

Bonjour Laurence, est-ce que tu peux déjà te présenter en quelques mots ?

Laurence : Bonjour Caroline, tout d’abord merci beaucoup de me recevoir, ça me fait très plaisir et je suis ravie de partager sur ce sujet dont on ne parle pas encore beaucoup. Pour moi c’est l’évolution du marketing. Pour me présenter, je m’appelle Laurence Udo, j’accompagne des ex-salariés qui sont devenus indépendants, à réussir cette transition de vie en leur apportant une vraie structure sur leur positionnement, leur stratégie et leur visibilité, ce qui aide à développer un business florissant, en tout cas qui apporte les résultats que l’on souhaite, et de réussir. Quand je dis réussir, c’est à dire de la manière dont on le définit chacun, il faut savoir que ce n’est pas la même chose pour tout le monde, tout le monde ne veut pas forcément gagner des millions. Ma définition de la réussite c’est d’être heureux le plus souvent possible.

Caroline : Qu’est-ce que tu entends par le concept de marketing intuitif dont on parlait juste avant ?

 

Laurence : Ce dont on parlait et c’est ce que j’aimerais faire passer comme message, souvent le mot marketing est intimidant pour les personnes dont ce n’est pas le coeur de métier, ils ne sont pas très à l’aise avec la communication, le mot marketing fait peur, on le mélange avec la technique, le fait de construire un tunnel de vente, publier tous les jours, faire un groupe privé etc… On se perd souvent sur l’aspect technique du marketing, alors que pour moi c’est la deuxième partie voire la troisième partie du marketing. 

Le « vrai » marketing c’est vraiment l’ADN, que ce soit pour un « solopreneur », une grande entreprise ou une PME, l’ADN de qui l’on est c’est la base, bien se connaître, savoir quelle valeurs on veut transmettre, comment on a intégré les différentes étapes de sa vie et qui font notre histoire personnelle, comment on se présente au monde ? Votre premier marketing c’est lorsque vous rentrez dans une pièce. quelle première impression vous donnez aux gens et ça aussi c’est du marketing. 

Est-ce que la personne que vous rencontrez pour la première fois dans la vraie vie, c’est la même que vous retrouvez sur le site web par exemple ? C’est vraiment intuitivement, parvenir à traduire l’essence de qui l’on est dans le reste de sa visibilité. C’est là que je place l’intuition. Souvent nous avons tendance à vouloir faire bien, paraître parfait, et c’est ça qui déconnecte avec l’impression qu’on donne aux gens. Tout le monde a ce côté intuitif mais nous ne sommes pas habitué à le travailler ou à en être conscient en tant qu’entrepreneur, qui suis-je en tant qu’entrepreneur ? Quelles sont mes valeurs premières et les qualités de ma personnalité que je veux mettre en avant en tant qu’entrepreneur ? Mais il faut que ce soit les mêmes que ceux de votre vie personnelle, sinon il y a une dissonance. 

Caroline : On ne crée pas une autre image.

Laurence : Au contraire, c’est aller encore plus loin dans son image. Les personnes vont me dire : « oui mais ça ne fait pas sérieux si je suis vraiment moi-même alors que je suis rigolo dans la vie », alors que face à vous vous avez quelqu’un d’hyper sérieux dans le business, là aussi il ya dissonance, c’est vraiment arriver à transférer notre essence dans notre personnalité d’entrepreneur.

Caroline : C’est quoi selon toi la limite entre le fait d’être pleinement soi dans son marketing et de montrer qui l’on est, et le monde des affaires dans lequel on gravite ? Est-ce qu’il y a des choses qu’il ne faut pas dire et qu’il ne faut pas faire ou est-ce que tu penses que tout est possible ?

Laurence : Je pense que tout est possible et je pense que cela devrait être comme ça. C’est aussi le meilleur filtre que vous pouvez avoir avec les clients qui ne seront pas vos clients idéaux. C’est à dire que si vous n’êtes pas vous-même dans toute votre communication, vous allez attirer un certain type de personnes et au moment de travailleur avec eux il y aura vraiment quelque chose qui ne se passera pas. Quand on passe 6 mois à accompagner quelqu’un, forcément on devient soi, on ne peut pas garder la façade sur la durée, surtout quand on travaille avec l’humain et qu’on fait de l’accompagnement, c’est impossible de garder une façade qu’on a créé. C’est très important au contraire.

Caroline : Il n’y a pas de limites ?

Laurence : Je dirais non pas de limites et je dirais même que si vous êtes grossier soyez grossier, si vous êtes rigolos surtout soyez rigolos, n’essayez pas d’être quelqu’un d’autre. On essaie de faire du politiquement correct, on essaie de faire sérieux, d’être parfait, mais sauf que si vous êtes plus de nature bordélique, ça se verra dans votre façon de travailler, dans le « behind the scenes » une fois que vos clients sont devenus vos clients et qui voient que vous avez des visuels parfaits, il n’y a jamais une faute, alors qu’en réalité ce n’est pas travaillé, il y aura une dissonance, ils se diront que ce n’est pas la personne qu’ils ont « acheté » en quelques sortes. C’est vraiment être authentique car ne pas l’être vous desservira sur la durée. Je rajouterais même suer c’est ce qui fera votre différence, vous allez repousser ceux qui ne seront pas pour vous et vous allez attirer ceux qui vont adorer travailler avec vous. On peut tout faire et c’est le meilleur filtre que l’on peut avoir.

Caroline : Dans ton expérience, est-ce que tu as toujours pensé de cette façon ou à un moment donné où tu t’es dit que c’est comme ça que tu devais faire ? Qu’est-ce qui fait que tu as cette opinion là par rapport au marketing ?

Laurence : Moi j’ai quand même fait une carrière dans le marketing depuis toujours, j’ai fait mes études dans le marketing, idem pour ma carrière, cela ne fait que 3 ans que j’ai lancé mon entreprise, c’est vrai aussi pour les grands groupes. C’est travailler différemment, on parle d’ADN etc, mais l’ADN c’est ce qui nous rend humain, c’est ce qui nous rend unique, même dans de grandes entreprises, on veut de l’authentique, alors c’est certes plus travaillé, on choisit les qualités que l’on souhaite mettre en avant, dans l’humain et dans le solotrepeneur en particulier. Vous êtes le visage de votre entreprise, votre ADN ilets là, on peut le travailler, le faire évoluer. Oui j’ai évolué dans ma façon de le voir parce que lorsque l’on travaille Sul avec l’humain, c’est plus facile à identifier, c’est plutôt une croyance que j’ai renforcé plus que changé. Je suis bilingue, je suis beaucoup d’entrepreneurs américains qui sont souvent très en avance sur l’Europe et sur l’évolution du marketing, c’est souvent eux qui lancent les tendances, les nouvelles façons de faire et là depuis un an ou deux le « personal branding » est vraiment ce qui ressort de tous les discours qui se passent en ce moment aux Etats-Unis et c’est certain que ça arrive en France. Ceux qui comprendront cette partie là du marketing auront une longueur d’avance quand le marché sera un peu plus saturé dans les années qui viennent.

Caroline : Tu parles des grands groupes. Est-ce que ce serait obligatoire d’avoir quelque chose de très travaillé, réfléchir, structuré et planifié ou c’est quelque chose qui peut être. beaucoup plus « mouvant » dans la façon de le faire pour les solotrepreneurs ?

Laurence : Pas autant structuré qu’un grand groupe bien sûr, où il faut avoir 10 signatures et « approvals » de 10 personnes, je recommande malgré tout d’avoir une certaine structure, tout du mois une certaine méthodologie sinon on va perdre beaucoup de temps. Je dirais un peu de structure, mais ça dépend aussi de sa personnalité. Par exemple je suis quelqu’un d’hyper organisée, quand je sais que ce n’est pas dans un plan, je vais avoir tendance à l’oublier. Je sais qu’il y a d’autres personnes qui ne travaillent pas du tout comme ça, mais ça je pense que ça doit être assez organique, mais d’avoir un objectif précis, de savoir pourquoi on fait les choses.

Caroline : Est-ce que toi tu écoutes ton intuition dans ton business ?

Laurence : C’est quelque chose que j’ai voulu faire mais que je ne fais pas depuis longtemps, de me dire : « tiens j’ai eu cette intuition, pourquoi je ne l’ai pas fait, je ne me suis pas écoutée », et leçon apprise et au fur et à mesure je l’écoute de plus en plus mais je sais que c’est quelque chose auquel je dois encore faire attention aussi. 

Caroline : C’est dans quelle type de décision ou de situation que tu vas essayer d’écouter le plus possible ton intuition pour ton business ?

Laurence : Surtout quand je vais réfléchir à des offres, parce que je connais bien les personnes que je veux aider, leur profil, leur peur, leur frustration. J’ai été aussi cette personne là, j’essaie de me rappeler : « qu’est-ce que j’aurais aimé avoir à ce moment là de mon évolution ? », après ça m’est arrivé de me planté comme tout le monde. Mais c’est là que j’essaie d’écouter mon intuition, et aussi dans ma communication quotidienne, il y a des jours où je ne sais pas de quoi je vais parler, et là je me pose 2 minutes et j’essaie d’écouter la petite voix, dans ma communication j’essaie d’écouter mon intuition et de quoi j’ai envie de parler aujourd’hui. Parfois il n’y a rien du tout, du coup je ne pose pas ce jour là et voilà.

Caroline : Tu te laisses malgré tout de la liberté dans ta structure ?

Laurence : J’essaie de me laisser de la spontanéité.

Caroline : Je vais passer aux questions de la W.I.L.D interview. J’ai un jeu de cartes avec moi, un oracle. Si je pouvais répondre à une question que tu te poses avec cet oracle, ce serait laquelle ?

Laurence : Une question business ?

Caroline : Comme tu veux. Une question que tu te poses pour toi.

Laurence : Ça fait buguer, alors je prépare une immersion au mois de mars, la question serait : « est-ce que je vais aider à la transformation la plus optimisée pour les personnes qui seront là ? »

Caroline : Nous avons le créateur, qui vient nous parler du principe yang, qui parle de force, de ténacité, de dynamisme, d’inspiration aussi, de toute la partie masculine : l’autorité et le père. Je ne sais pas ce que ça vient te dire. 

Laurence : Oui, bah je n’ai plus que mon père et je vis avec lui en ce moment, ce que ça me dit c’est que dans ma vie d’avant j’étais dans la force, dans l’énergie masculine que j’essaie d’équilibrer de plus en plus et j’ai peut-être encore un travail à faire de ce côté là.

Caroline : Peut-être en effet. J’ai une question pour ou contre : « Pour oui contre la prostitution ? »

Laurence : C’est une question… Je dirais contre, parce que je pense qu’il y a énormément de femmes pour qui ce n’est pas volontaire et c’est en réalité une vraie tragédie quand on est embraqué dans des trafics humains, c’est vraiment horrible. Pour, si c’est un vrai choix qui aide à apporter de l’argent pour faire vivre ses enfants etc… Par contre, mon point de vue est que ce n’est pas les femmes ou les hommes prostitués qui devraient être punis mais bien les clients. Ce qui n’est pas normal c’est que les personnes qui sont soient victimes, soient qui essaient de faire du mieux qu’ils peuvent dans leurs vies, soient les victimes de punitions.

Caroline : Ensuite j’ai la question « tu préfères ». Tu préfères « savoir comment tu vas mourir ou quand tu vas mourir » ?

Laurence : Ah, je dirais ni l’un ni l’autre mais si je dois choisir je dirais quand, parce que le compte à rebours serait enclenché et je pense que j’optimiserais encore plus mes journées et mon temps. Et le comment j’espère que ça ne fera pas trop mal.

Caroline : C’est quand la dernière fois que tu t’es sentie wild ? Est-ce que tu peux nous raconter ?

Laurence : J’aime vivre des expériences, j’ai eu une période très matérialiste dans ma vie mais ça appartient au passé et maintenant pour moi le but du jeu c’est vraiment de vivre des expériences. La dernière vraiment sil c’est rentrer dans une cage pour aller voir des requins en Afrique du Sud, ce serait ça ou de partir à Buenos Aires pendant un mois toute seule.

Caroline : Génial, merci beaucoup Laurence.

Laurence : Avec grand plaisir et merci à toi, j’espère qu’il y aura eu quelques idées intéressantes pour tes auditeurs.

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