Caroline : Pour commencer, merci à toi Diane d’avoir accepté cette interview, je suis très heureuse de la faire avec toi, on se connait sans se connaître à vrai dire. On s’est suivies par l’intermédiaire de programme que l’on a fait ensemble, et en dans le même temps j’ai l’impression que l’on a pas bien pris le temps d’apprendre à se connaître donc je suis très heureuse d’être là aujourd’hui pour en apprendre davantage sur toi, et faire découvrir à mon audience comment tu fonctionnes dans ton business.

Est-ce que tu peux nous dire en quelques mots ce que tu fais, qui tu es, te présenter en quelques mots.

Diane : Je suis Diane Scerri, guide de voyage intérieur, j’aide les personnes à revenir au coeur d’elles-mêmes, retrouver leur vraie nature, mais aussi leur guidance. Je vous les guides intérieurs et extérieurs comme des facettes que l’on a à l’intérieur de soi. Le guide dont on entend le plus parler c’est l’enfant intérieur, mais il en existe de nombreuses autres. Il y a aussi les guides extérieures qui peuvent être des guides spirituels, comme des guides incarnés, que ce soit pas des animaux, des signes…

Caroline : Nous en parlions tout à l’heure, tu as connu une évolution en tant qu’entrepreneur, dans la manière d’avancer dans ton business, pour en arriver à quelque chose de beaucoup plus connecté à toi, plus intuitif. Est-ce que tu peux nous expliquer comment ça s’est passé pour toi ?

Diane : Le premier mot qui me vient c’est : douloureux. C’est grâce à la douleur que je me suis ouverte à tout ça, c’est à dire que je suis allée très loin dans la souffrance, dans le « je vais copier ce que l’on me présente », « je vais appliquer ce que j’apprends, sans réfléchir, on me montre un modèle et je souffre dedans ». Et le comble dans tout ça c’est que je réussis dans cette souffrance, c’est à dire que je génère un gros chiffre d’affaire, ça je ne le souhaite à personne quelque part et en même temps c’est une belle aventure aussi. 

Caroline : Pour les personnes de mon audience qui nous écoute, ils savent que j’ai vécu exactement la même chose que toi, il est vrai que c’est difficile, et c’est fou de voir à quel point la souffrance fonctionne, c’est très difficile de le reconnaître, de le dire quelque part… D’avouer autour de soi que ce n’est pas ce qui nous convient. Merci à toi d’en parler en tout cas, je trouve ça hyper important de parler de ça justement.

Diane : Et puis c’est dur parce que nous avons envie de véhiculer une image de réussite puisqu’il y a malgré tout une réussite financière, mais en même temps moi quand j’en parlais j’avais la gorge serrée, je me disais intérieurement que j’allais exploser et que je n’en pouvais plus, parce que j’avais créer une prison pour moi-même. Une sorte de grosse machine à gaz, et au bout d’un moment mon ego à lâcher parce qu’il n’en pouvait plus, je ne pouvais plus faire les choses par l’intermédiaire de ma propre volonté, je me suis dit : « stop ». Là j’ai commencé à voir des signes, des choses qui sont arrivées à moi. J’ai beaucoup douté, je me disais : « non mais ça c’est pour les autres », même si j’en avais déjà beaucoup dans ma vie, mais là je me disais que c’était trop gros, et puis tout cela est venu avec mes problèmes de sommeil en quelques sortes.

Je dors bien mais il faut savoir qu’avant je faisais beaucoup de terreurs nocturnes avant, je me réveillais les yeux ouverts et dans l’incapacité de bouger, avec la sensation très vive d’avoir quelque chose tourne autour de toi, et ça fait très peur, et tu peux rester comme ça paralysée pendant longtemps. Je souffrais d’épilepsie et de terreurs nocturnes, je commençais à me dire qu’il y avait quelque chose sur lequel je pouvais travailler.

Je me suis intéressée au voyage astral, j’en faisais déjà un peu mais je ne savais pas que ça s’appelait comme ça. Et dans le voyage astral on t’apprend à avoir un sanctuaire, c’est à dire un point de départ et un point d’arrivé pour ne pas que tu te perdes, il me manquait ça dans le sommeil, et en faisant du voyage astral j’ai rencontré des guides, j’en avais déjà avant mais je ne les appelais pas comme ça, c’était des animaux totem, des animaux qui pouvaient par exemple représenter ma part masculine/féminine, et ça n’allait pas plus loin pour moi en l’occurence. Mais là ça commençait à devenir de plus en plus fort parce que je vivais des expériences avec eux, dans mes rêves, et j’ai commencé à entendre des voix (rires), le matin au réveil et ça je dois avouer que c’est très flippant. La première fois que ça m’est arrivé mon chéri n’a pas compris, je me suis réveillée et j’ai entendu une voix d’homme et j’ai hurlé, il m’a demandé si ça allait et je lui ai dit que non et qu’il y devait y avoir quelqu’un dans la chambre, ça a commencé de façon étrange. 

Si il y avait quelque chose d’important à dire et à partager c’est : « vous le savez mais vous n’osez pas le faire ou y croire ».

Caroline : Si je comprends bien tu étais déjà intéressée par cet univers, mais comment tu expliquerais ce déclic qui a fait la différence ? Est-ce que c’est ce moment où tu t’es dit : « Tiens je vais m’intéresser davantage au voyage astral », qu’est-ce qui a fait que tu as eu ce déclic à un moment donné ?

Diane : J’ai un souvenir qui m’est revenu très fort lorsque tu m’as posé ta question. Nous sommes allées à un séminaire à Malt, et nous avons travaillé sur la stratégie, stratégie business. J’étais paumée à un point… Je ne me sentais pas bien parce que j’avais l’impression de revivre mes échecs scolaires quand j’étais petite, j’avais l’impression d’être la dernière de la classe, celle qui n’y arrive pas, celle qui ne comprend même pas ce que veut dire le mot « stratégie » et qui raconte n’importe quoi. Je suis allée très loin dans la douleur à ce moment là, j’ai beaucoup pleuré, et à un moment c’est venu comme une évidence, je l’ai entendu à l’intérieur de moi : « tu n’es pas une stratège », ok, je ne suis pas une stratège. Et c’est comme si j’avais besoin de me le dire ou de l’entendre pour accepter d’aller de l’autre côté, dans le côté du lâcher-prise, dans le côté « je ne fais pas un plan d’actions sur 5 ans », parce que ça ne marche pas comme ça pour moi. Ça m’a beaucoup aidé à ce moment là. Après l’apport de l’astrologie m’a beaucoup aidé aussi, j’ai fait une formation en astrologie et j’ai appris à décrypter le thème astral et j’avais énormément de pièces du puzzle dans tout ce qui touche au ressenti et non pas au fait de réfléchir aux choses. Ça ça m’a aidé.

Caroline : Si je ne me trompe pas, tu t’identifies en tant que hypersensible, comme quelqu’un de particulièrement connectée à ses ressentis. Comment tu expliques qu’à un moment donné tu te sois malgré tout tournée vers ce côté stratégique, mise en place de cette machine à gaz, alors que tu étais déjà dans ce monde du ressenti, les animaux totem… C’était déjà un mode qui existait pour toi.

Diane : Déjà pour commencer j’ai fait beaucoup de développement personnel, donc j’ai beaucoup façonné l’identité que je voulais me donner, et le terme « me donner » est important, parce que je me suis pris pour quelqu’un d’autre, je voulais être forte, je voulais être une stratège, tu vois ce que je suis en train de te dire, j’en ai rêvé, c’est en train de me revenir. Je voulais plaire à mes parents, la petite fille en moi a toujours 9 ans et elle veut toujours plaire à tout prix à ses parents et mon père est chef d’entreprise, il a monté plusieurs business florissants, et pour lui c’est très important d’être calé en terme de comptabilité et en stratégie notamment. Et si tu n’as pas les bonnes notes et que tout n’est pas carré chez toi, ce n’est pas lui qui m’a dit ça mais c’est moi qui l’ai vécu de cette manière, eh bien tu n’existes pas. J’ai tellement façonné la personne que je voulais être, que j’ai oublié la personne que j’étais au départ.

Caroline : j’ai des frissons depuis le début de cette interview, c’est dingue. Je voulais savoir si tu le vivais de la même manière que moi, je me suis convaincue que cette personne finalement c’était moi, je n’étais même plus consciente que je le faisais pour quelqu’un d’autre et je n’avais pas conscience que je voulais autre chose. C’est impressionnant ce mécanisme d’être à ce point là dans la fausse direction tout en étant persuadée que c’est la bonne voie pour nous. 

Diane : C’est ce que l’on appelle communément se voiler la face. Si l’on y prête attention, des personnes de notre entourage vont le voir et vont nous le dire à un moment donné, mais nous ne sommes pas forcément en mesure de l’entendre à ce moment là : « non mais toi tu n’y connais rien en matière de business, laisse tomber », alors qu’au fond tu sais qu’ils ont raison en fin de compte. 

Caroline : Tu nous as parlé du déclic, de quand tu t’es connecté à tes guides et ensuite comment cela s’est passé pour toi pour que cela soit différent dans ton business au jour le jour ? Est-ce que tu as entrepris des actions particulières, est-ce que tu as mis des choses en place en particulier pour rester connectée à cette énergie dans le cadre de ton business ?

Diane : J’ai des routines je dirais, mais ce n’est pas pour autant quelque chose de très cadré comme cela pouvait être le cas auparavant, où tu fais 100 abdominaux le matin et où tu te répètes ta vision par exemple etc… Non ce n’est pas ça. Déjà pour commencer, je me suis fait confiance en ce qui concerne le tirage de cartes pour commencer, j’aime bien tirer les cartes et à chaque fois il revenait une carte qui me disait de faire les choses la nuit, j’ai du travail à faire la nuit. Ce qui fait que pour commencer, j’accepte de me coucher tard dans un premier temps, mais dans le développement personnel on entend plutôt la chose inverse qui est : « il faut se lever tôt »

Caroline : Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu viens de dire. J’ai des clientes qui me disent au tout début de leur accompagnement : « il faut que tu m’aides à me lever tôt », et à moi de leur demander « pourquoi ? ». Pourquoi veux tu te lever tôt si cela va à l’encontre du rythme qui t’est propre. 

Diane : Tous les soirs je fais un voyage astral avant de dormir, et tous les soirs je note ou je dessine ce que j’ai appris. Pour commencer j’ai appris la patience, de ne pas tout savoir d’un seul coup. Et à voir des petits bouts du puzzle jour après jour. Ça c’est mes routines au quotidien, et ça rend les choses d’autant plus réelles de les écrire et de les dessiner, je suis vraiment partisane d’ancrer les choses dans la matière, et quand on a une intuition, d’aller au bout de cette intuition tout de suite, si l’on ne va pas au bout, c’est facile de se dire : « mes intuitions ne mènent à rien »

Caroline : Tu nous parlais d’avoir de la patience, est-ce que tu as des périodes d’attente ?  Par attente, j’entends par là des périodes de pause, par rapport à avant où j’étais constamment en train de faire quelque chose de nouveau. J’ai des périodes de pauses qui peuvent être très longues et j’ai parfois l’impression qu’une grosse partie de mon travail c’est d’apprendre à vivre avec ces périodes de pause et de faire confiance qu’il y a un moment donné cela va revenir et que cela se remet en branle tout seul. C’est quelque chose que tu vis à titre personnel ?

Diane : Complètement oui ! Et ce sont dans ces périodes de pauses que je comprends le plus de choses. Je deviens une sorte de récipient vide qui réceptionne des informations. Les périodes de pauses, les premières ont été imposées. Dans le sens où il s’agit de burn out, ou la dernière pause « forcée » entre guillemets eh bien il s’agissait d’un deuil, il y a 10 ans en arrière, mon fiancé a eu un accident de voiture, je n’avais pas fait le deuil et j’ai refoulé ce que je ressentais et je me suis plongée dans le travail, je travaillais chaque jour un peu plus, je me souviens que je n’avais pas pris d’arrêt maladie pour ça, je ne suis même pas rentrée ce jour là, j’ai travaillé toute la journée. Ce qui a fait que j’avais une blessure dans le travail et un jour je me suis effondrée parce que le deuil m’a rattrapé, celui là même que j’ai refoulé, et pendant un mois, je ne pouvais plus toucher un ordinateur, je ne pouvais plus rien faire du tout. Et à ce moment là je me souviens que je n’avais plus envie de manger, j’ai arrêté de manger, j’ai fait un jeûne de 21 jours et je partais marcher tous les jours, je marchais sans m’arrêter, et j’étais beaucoup plus alignée avec moi-même, beaucoup plus productive, j’ai appris des techniques de malade de cette manière, c’est une expérience à faire et nous ne sommes pas obligée d’attendre d’avoir des choses refoulées qui remontent pour le faire. 

Caroline : Je pense que cela peut être plus agréable en effet. Je ne sais pas si tu continues à beaucoup marcher mais en tout cas c’est mon cas, ça fait vraiment parti de ma routine quotidienne.

Diane : Là ce n’est pas forcément évident pour nous en France en ce moment avec le confinement, mais après j’ai toujours mes voyages internes que je fais et j’écris beaucoup. Pour moi la marche, est l’une des manières d’arriver à quelque chose, je ne sais pas pour toi mais dans mon cas c’est un décrassage du corps, de l’esprit et du canal de réception des intuitions. J’ai cette image comme quoi nous sommes des sortes de tuyaux et parfois il arrive que le tuyau soit bouché alors on tente de le déboucher.

Caroline : Et moi je trouve qu’il y a tout ce qu’on a besoin de lâcher qui part lorsque l’on marche, qui retourne à la terre comme j’aime bien dire. 

Diane : Chacun est unique, chacun aura ses propres méthodes, nous ne sommes pas obligés d’en avoir qu’une d’ailleurs, qui fonctionne bien. 

Caroline : Je vais passer aux questions W.I.L.D de l’interview, ce sont des questions que je choisi au hasard dans un fichier. C’était quoi ton métier de rêve quand tu étais jeune, quand tu rêvais de ce que tu voulais faire à l’adolescence, de quoi as tu rêvé à un moment donné ?

Diane : Malheureusement ça changeait un peu toutes les semaines à l’époque, même quand j’étais toute petite. Un jour je voulais être vétérinaire, le lendemain avocate, le lendemain pompier et ainsi de suite… Je ne pourrais pas répondre à ta question parce je voulais tout faire.

Caroline : Et du coup, quel lien fais-tu avec ce que tu fais aujourd’hui ? 

Diane : Je fais tout aujourd’hui, je fais un métier où je peux apprendre toutes les méthodes, toutes les techniques que je veux, je suis presque rémunérée à apprendre et à transmettre ce que j’ai appris.

Caroline : Je pense que c’est intéressant de voir que ce que l’on voulait faire à un moment donné quand on était enfant et ce que l’on fait à l’heure actuelle a un lien, même quand tu changeais toutes les semaines, ça voulait dire quelque chose de toi d’une certaine manière. 

Ensuite j’ai la question « tu préfères ? », tu préfères être rebelle et condamnée à l’enfer (selon tes propres croyances à ce sujet) ou obéissante et destinée au paradis ?

Diane : C’est très dur de répondre et j’aurais envie de te dire que cela dépend de qui je suis à ce moment là et si c’est naturel pour moi d’être rebelle, alors oui, et si ça ne l’est pas, et si c’est du côté de l’obéissance alors je resterais obéissante. D’après moi il n’y a pas ce côté, l’enfer c’est mal et le paradis c’est bien, il y a un prix à payer pour les deux. Soit ce prix tu le paies avec l’enfer, soit tu le paies par le fait d’être sage, parce que ça aussi ça a un prix. 

Caroline : Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse de toute façon. j’ai un jeu de cartes oracle avec moi, si tu pouvais poser une question à l’oracle là maintenant, qu’est-ce que cela serait ?

Diane : Je peux ne pas être spécifique dans ma question ? (« oui »). Est-ce que la discussion que j’ai eu hier avec mon chéri est un point important dans mon évolution ?

Caroline : Accomplissement / Réalisation finale / Victoire crescendo / Travail bien fait / Perfection / Performance optimal / Prudence. Et l’image sur la carte c’est un coureur qui arrive sur la ligne d’arrivée, ce que je vois c’est une victoire et un soulagement d’accomplissement. Je ne sais pas ce que toi tu y vois ?

Diane : Je vois ça aussi, je vois le côté libérateur aussi, parce qu’il y a eu des efforts en amont pour arriver à cette ligne d’arrivée. Tu vois hier, mon chéri me disait : « ce que tu préfères faire c’est créer les programmes, tu adores accompagner les gens mais ce que tu préfères ça reste néanmoins de créer les programmes », je lui ai dit qu’il avait raison, que j’aimais créer des outils etc… Il me demandait pourquoi je ne me faisais pas payer pour créer des programmes pour les coach, c’était pour cette raison que je posais la question. Tu vois, c’est un bon exemple de lâcher prise, à un moment donné il y a cette  qui revient, j’ai le droit de décider de mettre de la valeur là-dessus, plus sur ce que je pense et sur ce qui me fait peur. Mais il s’agit de l’expression de mon propre libre-arbitre

Caroline : J’imagine que c’est quelque chose que tu fais régulièrement de tirer les cartes pour prendre des décisions, pour orienter des choses dans ton activité ?

Diane : Oui en effet parce qu’il y a quelque chose qui me tient à coeur, pour moi « je ne sais pas » est une bonne réponse, et il y a des moments où tu ne sais pas, parce qu’il peut avoir des choses qui t’échappent, et il peut y avoir d’autres moyens d’obtenir des informations ou des déclics. Tirer les cartes fait partie des choses qui peuvent aider, avoir un rêve, une intuition… ça en fait partie.

Caroline : La dernière question est la suivante : peux tu nous raconter la dernière fois où tu t’es sentie wild ? Tu mets ce que tu veux derrière la signification de wild.

Diane : Il y a beaucoup de joie qui monte en moi lorsque tu me dis wild, je dirais il y a trois jours, je recoupais des informations et des liens, je faisais un petit exercice d’écriture et je cherchais ce que j’avais en commun dans plusieurs choses que j’aimais, et à chaque fois j’avais le côté animal, il y a quelque chose d’animal chez moi et le fait de le reconnaître ça m’avait fait beaucoup de bien, donc oui je suis un peu animal, et reconnaître ça c’était un moment wild pour moi. 

Caroline : Merci Diane !

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