Caroline : Alors nous recevons Morgane Sifantus dans les Interviews de Leaders Go W.I.L.D, salut Morgane ! Pour les personnes de mon audience qui ne te connaîtraient pas, s’il y a des nouveaux, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots s’il te plait ?

Morgane : Eh bien en quelques mots je dirais tout d’abord le mot « écriture », parce que c’est ce qui est le coeur de mon business et de ma vie. Il y a une grande partie qui est liée au fait que j’écris, j’écris des livres, et une autre partie qui fait que je fais écrire à travers des ateliers ou des accompagnements individuels, ça tourne toujours autour des mots. 

Caroline : Le sujet que j’ai envie de creuser aujourd’hui avec toi c’est ton partage d’expérience sur un business puissant sans les réseaux sociaux. Avant que l’on en arrive à comment cela se passe à ce niveau là, est-ce que tu peux nous parler du chemin que tu as fait, de décisions de choisir d’arrêter les réseaux sociaux pour ton business.

Morgane : Pour faire très rapide, je suis allée sur les réseaux sociaux au moment où j’ai créé mon entreprise, sachant que je l’ai créé en début 2011, ça fait 9 ans et je suis tout de suite allée sur les réseaux sociaux, à l’époque sur Facebook en particulier. A partir de ce moment là, les deux ont toujours été liés, c’est à dire que j’ai toujours eu à la fois un blog et un pied dans un réseau social, ça a été Facebook pendant longtemps, je suis allée sur Twitter pendant un moment, j’ai utilisé un petit peu Linkedin, et plus tard je suis arrivée sur Instagram. Régulièrement depuis ces 9 années, j’étais sur des montagnes russes avec les réseaux sociaux, j’avais des phases où j’étais hyper enthousiaste, hyper présente hyperactive et ça me convenait et ça m’a permis de créer des rencontres, j’ai eu pas mal de clientèles via les réseaux sociaux, et il y avait d’autres périodes où c’était un peu déprimant, soit il y avait des raisons extérieures qui faisaient que les feed devenaient déprimants, je ne supportais plus les discussions stériles entre les personnes qui s’engueulaient, ou alors je me sentais oppressée par les publications des autres, ce que je vivais traduisait un peu tout ce que tout à chacun peut expérimenter sur les réseaux sociaux. 

 Je passais d’une phase à l’autre, à tel point que j’en suis venue à arrêter Facebook alors que c’était une source en terme de business, je dirais que ça fonctionnait vraiment bien pour moi, il y a un moment donné où c’était trop intrusif pour moi, à titre intime. J’ai arrêté de manière progressive, j’ai fermé ma page, ensuite sur mon profil j’ai retiré toutes les personnes que je suivais, ça a été assez progressif, puis un jour j’ai supprimé mon compte. Je me suis rendue compte qu’il ne se passait rien de spécial en le faisant, c’est à dire que les personnes que je suivais sur Facebook et que j’appréciais et que j’apprécie toujours d’ailleurs, je parviens à toujours les trouver par ailleurs, que ce soit en physique parce que je les connais ou sur WhatsApp ou sur leurs blogs, ou leur newsletters, et les autres si je ne garde pas contact avec eux c’est qu’il ne devait pas me manquer tant que ça. A ce moment là il ne me restait plus qu’Instagram en réseau social, et idem cela faisait depuis l’été 2019 que je me sentais… alors je ne vais pas employer le mot « intoxiquer » parce que le mot est fort, c’est difficile d’en sortir et ça demande une vraie action et je me sentais un peu dépendante, j’y allais et en même temps je savais pertinemment que pour une publication qui allait me plaire, pour 10 qui n’allaient pas vraiment m’intéresser. Cet été, je n’y suis pas allée parce que j’étais en vacances, et je me suis dit que ça valait le coup de se pencher sur le sujet. Le 8 décembre, j’ai publié un post pour informer que ce serait le dernier, que j’annonçais que ça allait être pour un temps indéfini, je ne savais pas pour combien de temps. Je n’ai pas fermé mon compte, la raison qui m’a poussé à le faire était très intime. Je voulais me sentir bien, en disant ça je pense à Esther Taillifet, et surtout je voulais essayer de faire la balance entre ce qui me faisait me sentir bien et ce qui me faisait me sentir mal et c’est en s’éloignant qu’on arrive à prendre du recul et à voir ce qui nous manque vraiment et ce qui nous ne manque pas du tout.

Caroline : Ce que j’entends et ce que je trouve très intéressant dans ton parcours c’est que tu as pu dissocier la facette uniquement entrepreneur, qui va se dire plus facilement : « oui mais j’ai besoin de ce réseau social pour grandir », de ce que toi te fais du bien… ou pas.

Morgane : Alors oui, c’est quelque chose qui n’est pas compliqué pour moi. Quand j’étais salariée, c’était vraiment très compliqué pour moi de séparer les deux. Ce n’était pas du tout naturel, c’est quelque chose que l’on m’a répété pendant 15 ans et je ne parvenais jamais à le faire et ça me rendait malade, et quand je suis devenue entrepreneure, la première chose que j’ai fait c’est de me dire : « je ne suis qu’une seule personne donc il faut que ce que je fasse dans mon entreprise m’apporte quelque chose intérieurement et si quelque chose que je fais me fais du mal, eh bien je l’arrête même si ça m’apporte un client, de l’argent, de la célébrité ou je ne sais quoi ». Je crois beaucoup en le fait d’entreprendre des actions long terme, c’est un peu quand on demande aux personnes âgées ce qu’elles retiennent de leurs vies, elles te parlent jamais de leur augmentation de salaire, elles vont te parler de relations, d’émotions, de moments forts de leurs vies, et moi j’ai envie de le vivre maintenant et pas quand je serais au bord de la mort (parce que peut-être que je vais mourir demain qui sait ?).

Caroline : Au moment où tu as fait ce choix, est-ce que tu as eu des doutes mais que tu t’es lancé malgré tout ?

Morgane : Je suis comme tout le monde, je doute beaucoup, tout le temps, je dis ça mais en réalité je ne sais pas si tout le monde doute beaucoup tout le temps, je pense. Il y a ceux qui le disent et ceux qui ne le disent pas. Je n’ai aucun problème à le dire, je doute énormément, en revanche, j’ai appris quelque chose, c’est quelque chose que j’ai dans ma personnalité, j’ai cette capacité à faire les choses malgré le doute. Depuis longtemps je fonctionne comme ça, il y a pleins de décisions que j’ai prise dans ma vie, j’avais des doutes mais je le faisais quand même, j’aime bien tester, je préfère me tomber en ayant fait quelque chose que d’imaginer tout ce qui aurait pu se passer, sans le faire, je trouve que c’est dommage de fantasmer. 

En ce qui concerne les réseaux sociaux, le doute, celui qui reste encore un peu aujourd’hui, c’est celui de la peur de rater quelque chose, pas dans le sens : « FOMO » (Fear Of Missing Out), pas dans le sens où si je n’y suis plus, la vie continue sans moi, pas du tout. Plus dans le sens où il y a des personnes que je suis, que née suivais, qui m’apportent vraiment des choses intéressantes que ce soit en terme de ressources, d’informations, d’idées… Même des personnes qui partagent des choses de leurs vies et que j’aime bien et de me dire : « Tiens ça fait longtemps que je n’ai pas eu de nouvelles de telle personne », ça c’est le dernier doute qui subsistait, de me dire que je n’aurais plus cette possibilité d’avoir ces informations là. Je ne suis pas dans une prison alors je peux quand même contacter les personnes si je désire prendre des nouvelles, et c’est ce que je fais, je fais des petits coucou et de finalement de personnaliser davantage la relation que par l’intermédiaire d’un réseau social public. De temps en temps, ça peut m’arriver pour certains comptes, de personnes que je ne connais pas personnellement mais qui m’intéressent, d’aller faire un tour sur ce que deviennent ces personnes là spécifiquement, ont publié, parce que je sais que ça va m’intéresser.

Caroline : J’entends aussi le côté : « je préfère tester », il y a toute une notion de jeu qui se cache derrière tout ça je trouve, le fait de se dire : « il n’y a peut-être pas grand monde qui le fait, donc ça pourrait être cool que j’aille voir comment ça marche ».

Morgane : C’est vrai que je te l’avais déjà dit lorsque nous avions fait une séance de coaching ensemble, j’aimais bien être là où il n’y avait pas encore grand monde. Pas forcément la première, à des endroits où il n’y a pas grand monde, où tu testes, tu défriches… un peu comme un « early adopters », mais pas pour du matériel mais davantage pour des idées, pour quelque chose d’un peu immatériel, de façon de faire. Les réseaux sociaux existent depuis une quinzaine d’années je dirais, c’est rien du tout à l’échelle de l’humanité, en soit cela n’a pas d’impact sur la vie humaine à ce jour, mais c’est tellement devenu une sorte d’indispensable pour les jeunes entrepreneurs, je trouve ça intéressant d’aller voir ce qu’il se passe quand on n’y est plus, je ne pourrais jamais parler de pas y être parce que de fait, j’ai utilisé les réseaux sociaux pendant 9 ans, mais je pense que le privilège de l’expérience, qui est de se dire qu’à un moment donné j’ai assez confiance en moi, en ma manière de travailler, en ma communauté, pour faire des choses que l’on ne conseillerait pas à un débutant. Je ne dis pas « faite comme moi », je dis « voilà ce que je fais, voilà ce qu’il se passe pour moi et après vous faites absolument ce que vous voulez, moi je dormirais sur mes deux oreillers merci beaucoup »

Caroline : La question que tout le monde se pose dans ces cas là, une fois que tu as fait ce choix là, ça va faire 2 mois que tu n’utilises plus les réseaux sociaux. Quel est l’impact pour toi, dans ta vie d’entrepreneur ? 

Morgane : Sur l’aspect business, c’est à dire les clients etc… Pour l’instant je ne vois pas de différence, parce que je pense (ce n’est pas une analyse rationnelle ou basée sur des chiffres, c’est juste le fruit de ma réflexion), je pense que la majorité des personnes qui viennent pour travailler avec moi, ne viennent pas directement des réseaux sociaux, ce sont des personnes qui me suivent depuis un petit moment, à qui j’ai été recommandée, et donc qui décide à un moment donné de travailler avec moi, mais ce n’est pas forcément lié à un post ou quoi que ce soit, c’est plus une question de chemin qui se suivent et qui finissent à un moment par se croiser. J’ai beaucoup de contact business par l’intermédiaire de ma newsletter, ça ne change pas grand chose parce que je n’ai jamais gagné beaucoup de personnes par ce biais et la présence ne se fait pas que sur les réseaux. Ce que je fais avec toi aujourd’hui, quand on me demande de faire des interviews ou des choses comme ça, je dis toujours « oui », si ça correspond à mon domaine, je trouve que ça t’apporte toujours quelque chose, mon blog a aussi son ancienneté même si c’est moins à la page, ça tourne malgré tout, disons que je ne pars pas de zéro. J’ai vraiment la sensation que sur Instagram, ce n’était pas un lieu de business, c’était un lieu où il se passait pleins de choses, mais pas du business. 

Depuis deux mois, je ne peux pas vraiment dire que j’ai vue une différence flagrante, en tout cas ni en terme de type de clients, ni en terme de ce qu’ils me demandent, mais j’ai décidé de continuer l’expérience pendant au moins 4 mois encore, jusqu’au mois de juin au minimum, malgré l’envie qui me titille de revenir, faire l’expérience sur 6 mois. En 2 mois, j’ai un business très variable où je peux avoir des petits mois et des très gros mois en terme de CA, deux mois ce n’est pas assez pour voir les effets, et dans 6 mois je verrais ce que ça donne. 

Caroline : Est-ce que tu as simplement arrêté de choisir cette présence là tout court ou tu as décidé de la remplacer par d’autres actions, d’autres choses que tu fais dans la vraie vie ?

Morgane : Alors la seule chose que j’ai remplacé, je devais contacter des personnes directement quand je voulais avoir des informations en particulier, je n’ai rien mis en place consciemment, sachant que j’ai plus de temps ça c’est sur, et ce temps là je l’utilise pour mes clients, j’ai quand même un groupe avec lequel je travaille au quotidien, je me consacre vraiment davantage aux personnes qui ont décidés de me suivre moi spécialement dans mon propre réseau social on va dire. En t’en parlant, j’étais frustrée sur Instagram parce que j’avais la sensation d’apporter pas mal d’informations et de ressources, je ne trouvais pas que je n’avais pas de retours, ça c’est le jeu, je ne savais jamais si ça intéressait vraiment les gens, je trouve que c’est un réseau social qui est très axé sur la consommation, tu donnes énormément, toi-même tu vas consommer chez d’autres personnes alors que là ce sont des personnes qui font l’effort de s’abonner, avec qui je peux discuter, il se passe quelque chose même si c’est aussi par le biais du virtuel, la relation est beaucoup plus forte.

Caroline : Quelque part tu as un peu répondu à la question suivante, tu peux peut-être nous donner un éclairage supplémentaire : comment tu utilises ton intuition dans ton business ? 

Morgane : Alors si je dois reformuler la question ce serait « comment j’utilise mon intuition dans ma vie ? » parce que pour moi c’est la même chose, j’ai appris à l’utiliser, avant je ne savais même pas ce que c’était, j’avais pas idée que ça existait. Comment je l’utilise aujourd’hui ? Je sais que pour me rassurer j’ai besoin d’avoir quelque chose de très rationnel, mais je sais que c’est mon intuition qui va me donner la bonne réponse, ce que je fais aujourd’hui, je nourris mes deux côtés : pour les satisfaire tous les deux. Je te donne un exemple qui n’est pas business mais qui est parlant je trouve, on a déménagé il y a deux ans et demi, presque trois ans, on mettait notre appartement précédent en vente. On cherchait un nouvel appartement, j’avais fait toutes les choses rationnelles qu’il fallait faire : définir la surface qu’on voulait, le budget… On fait une première visite, à peine rentrée dans l’appartement je savais que ce n’était pas celui-ci qui m’était destiné, et on visite un deuxième appartement, on rentre et tout de suite je sentais que ça allait être chez nous. L’intuition a été directe, elle a parfaitement fait son travail, par contre il ne rentrait pas dans les critères rationnels que l’on s’étaient fixés au préalable, mon rationnel a juste servi à préparer le travail de l’intuition, et nous avons achetés l’appartement et c’est celui dans lequel nous sommes actuellement, l’intuition avait tout à fait raison, et le rationnel avait tort sur ce coup là parce que nous étions capables de payer plus que ce que je croyais. 

Dans mon business c’est la même chose, je suis quelqu’un qui a un suivi de son chiffre d’affaire qui est très carré, je fais souvent mes comptes, je réfléchis beaucoup en terme rationnel, parce que ça apaise des angoisses que je peux avoir à certains moments, quand j’ai une intuition, elle a toute la place pour venir se poser et je me dis : « ok, je peux y aller je tente ». Je pense que toutes les intuitions sont bonnes, c’est à dire que parfois je la suis et ça ne donne rien mais en faite cela m’apprend quelque chose d’autre, et puis parfois c’est le jackpot, c’est le truc qu’il fallait faire, voilà comment j’utilise mon intuition aujourd’hui. 

Caroline : C’est super intéressant expliqué de cette manière je trouve. Je vais passer aux questions W.I.L.D, je ne sais pas si tu connais ?

Morgane : J’ai vu les deux premières interviews, je ne t’ai pas encore vue toi.

Caroline : La question pour ou contre. Serais-tu pour ou contre les communautés ?

Morgane : Alors, les deux. Est-ce que l’on peut être pour ou contre, j’ai envie de dire que chacun fait ce qu’il veut, je vais parler de moi parce que je suis la personne que je connais le mieux, je vais te dire parce que je suis contre parce que le mot « communauté », moi ça ne me parle pas trop, je ne suis pas très « communautaire » comme personne, je suis assez solitaire, et en même temps je suis pour parce que je pense qu’on réussit, dans le sens où on avance, on ne s’accomplit jamais seul-e, si on écrit par exemple, on a besoin de personnes qui nous lisent, si on coach, on a besoin de personnes qui ont besoin d’être coachées etc… et cela est valable pour tout. Si on a décidé de s’occuper de sa famille, on besoin d’elle.

Caroline : J’ai un jeu de cartes oracles avec moi, quelles questions tu aimerais poser et avoir une réponse par l’intermédiaire d’une carte ?

Morgane : J’aimerais poser une question à l’oracle par rapport à mes livres, je voudrais demander à l’oracle si… c’est assez drôle parce que je tire souvent les cartes pour les autres mais mais je me fais rarement tirer les cartes, cher oracle, est-ce que je suis la bonne voie avec mes livres ?

L’attraction des opposés, le paradoxe c’est quelque chose qui est très important pour moi, et c’est aidez drôle parce que les livres que je commence à écrire toute seule, je viens d’en finir un et je vais en commencer un autre, c’est un peu ça parce que ce sont des sujets qui sont très durs alors que d’apparence on pourrait penser que je suis quelqu’un de très doux, qui pourrait écrire de la romance etc… alors qu’en réalité j’écris des choses qui sont assez abruptes, assez cash, donc merci cher oracle. Je suis confirmée dans mon envie d’écrire.

Caroline : Je vais tirer au hasard, la question : « tu préfères », tu préfères : tous pour un et un pour tous ou chacun sa croix. 

Morgane : Chacun sa croix, il y a un petit moment, dans un des podcast que j’écoute (j’en écoute énormément), je ne pourrais plus te dire lequel, la podcasteuse posait comme question à la personne qu’elle recevait, si il ne te restait que 20 minutes à vivre mais que tu avais la possibilité de passer à la télé devant un milliard de personnes et que tu pouvais avoir une affiche, qu’est-ce que tu voudrais faire passer comme message ? 

Quand j’ai entendu la question, tout de suite m’est venu : « Démerdez-vous ». Donc voilà, chacun sa croix c’est ça.

Caroline : Est-ce que tu peux nous raconter la dernière fois où tu t’es sentie wild ? 

Morgane : En écrivant mon livre, celui que j’ai écrit toute seule. Là je me suis vraiment sentie wild parce que c’est très dur d’écrire un livre, ça demande beaucoup de discipline, ça demande beaucoup de confiance en soi, en sa capacité à tenir sur la distance (100, 200, 300 pages) et je me suis sentie wild parce que j’ai adoré ce que j’ai écrit, j’adore mon livre, je le trouve vraiment qu’il est super, qu’il devait exister. Et j’ai tout fait de A à Z, à part l’imprimerie, c’est moi qui ai tout fait, ça donne un sentiment de puissance qui est hyper fort, et pour moi c’est ça être wild. C’est la puissance sauvage, ce que tu es capable de faire quoi qu’il arrive.

Caroline : Merci Morgane !