Bonjour à tous, nous recevons aujourd’hui Nicolas Raimbault pour parler de l’addiction aux pensées.

 

Caroline : Bonjour Nicolas, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour commencer ?

Nicolas : Bonjour Caroline, je suis vraiment ravi de faire cette interview parce que j’ai beaucoup apprécié de travailler avec toi et tu m’as aidé à un moment où j’en avais besoin et je voulais le dire en préambule, te remercier de la qualité de ton accompagnement, de la qualité des coach qui m’ont accompagnés et je dois dire qu’avec toi cela a été assez important. C’est quelque chose que je voulais poser au départ, donc maintenant que cela est fait, moi je suis mentor auprès de performers, c’est très important pour moi de voir comment il est possible d’implémenter les facteurs clés de succès auprès des plus grands champions sportifs de haut niveau dans notre vie de tous les jours, selon un double axe que j’appelle le « MNM » : le Mindset & le Management de l’autre côté. Pas d’une façon un peu rentre dedans : « je fonçe », je considère que le travail du mindset ne doit pas se faire dans cette approche là, ou en tout cas pas exclusivement, ce qui m’inspire c’est d’accompagner les performers à révéler tout leur potentiel, de travailler sur le couplage de leurs pensées et de leurs émotions pour pouvoir atteindre leurs plus grands objectifs. J’ai travaillé à la Fédération de Basket pendant 10 ans où j’avais un poste de responsabilité national où je manageais 80 collaborateurs, j’ai eu la chance d’être entraineur adjoint de l’équipe de France Junior, c’était la génération de Tony Parker, Boris Diaw, Ronny Turiaf, qui tout trois ont gagné un titre NBA sous un club différent, je n’en suis pas responsable, ils en ont le bénéfice et la responsabilité. J’ai toujours voulu travailler sur moi et me former, j’ai un Master sur la formation pour adultes et j’ai un Doctorat en psychologie du sport, j’ai aussi fait un Executive MBA d’HEC, je me suis formé auprès de Tony Robbins, Robin Charmal, pour systèmatiquement creuser ce sujet là qui est : « qu’est-ce qui fait qu’un être humain fonctionne, qu’est-ce qui fait que ses pensées peuvent soit l’amener à sombrer » (et donc éviter les personnes à éviter cela, mais surtout à révéler le meilleur d’eux mêmes.

Caroline : Je sens déjà toutes les compétences et les connaissances que tu peux nous apporter quand tu parles de ton parcours. Et ma question est la suivante : est-ce que l’on ne serait pas tous des junkies des pensées ?

Nicolas : Je pense que l’être humain est fondamentalement un junkie des pensées et je pense que les plus grands performers sont ceux qui parviennent à mettre de la conscience et du management là-dessus. Certaines personnes disent : « je crois que c’est vrai », personnellement j’ai l’intime conviction que nous avons environ 80 000 pensées par jour, et en effet nous en discutions toi et moi précédemment, la plus grande addiction des êtres humains, c’est celles aux pensées, et d’être démunis quand il n’y en a pas, quitte à s’inventer des pensées pleinement négatives quand il n’y en a pas, quitte à être focus sur nos croyances limitantes au lieu de regarder ce qu’il en est chez nous.

80 000 pensées par jour, dont 80% qui sont négatives, ce qui laisse peu de place pour les pensées positives. Il y a également beaucoup de pensées qui sont tournées vers des endroits contre productifs, mais qui sont également des handicaps pour notre sérénité, et ces deux endroits que je stipule sont le passé et le futur. Effectivement, ce qui différencie les plus grands performers (et surtout celles et ceux qui sont le mieux dans leur peau) c’est ce qui les amène à manager leurs propres pensées, à mettre de la conscience dessus et à prendre le leadership sur nos pensées et nos émotions et ne pas les subir.

 

Caroline : Si tu devais conseiller au moins une chose à quelqu’un pour qu’il manage ses pensées, quelle est pour toi l’étape qui est obligatoire, la chose à faire ?

 

Nicolas : Pour moi la chose à faire est de s’autocoacher, sur les questions que l’on se pose. Tous les jours, parce que je mentors des personnes quotidiennement, j’entends en face des moi des personnes me dire : « Pourquoi je fonctionne comme ça ? Pourquoi il s’est passé cette chose là ? », et à chaque fois que je me prends en flagrant délit de me poser ce type de questions je me dis : « Ah ok très bien, je la vois celle-là. Je l’évacue et je me dis que la seule et unique question qui a de l’importance c’est : Qu’est-ce que je peux faire maintenant pour améliorer cette situation ? ». Si il y avait une clé je dirais que c’est celle-là, qui donne deux messages : qui est d’agir sur le maintenant, qui est le seul moment où je peux faire quelque chose d’une part, et également ce qui nous donne le pouvoir de l’action : « qu’est-ce que je peux mettre en oeuvre, qu’est-ce que je peux faire maintenant » et non pas être dans une situation où je subis les aléas extérieurs du climat, de la concurrence, des institutions etc… Je pense que ce que je peux faire maintenant face à cette situation est la clé qui me semble centrale et que je vois parmi les champions de haut niveau, celle qui est répétitive voire obsessionnelle chez les plus grands.

 

Caroline : Tout à l’heure tu partageais des chiffres : 80 000 pensées environ et un 80/20 entre les pensées négatives et positives. Est-ce qu’il y a un axe qui est plus important que l’autre ? Réduire les pensées ? Modifier le rapport entre pensées positives et négatives, qu’en penses-tu ?

 

Nicolas : Pour moi la clé numéro une est de fixer à son esprit une règle de base, parce que ce sont toujours les choses les plus simples qui sont les plus efficaces à mes yeux, qui est que l‘on ne peut pas avoir deux pensées dans le même temps, si je fais mienne cette règle, quand je m’autocoach et que je monte en systémique au dessus de moi et que je me prends en flagrant délit d’avoir une pensée négative, travailler sur ce qui se présente dans ma vie aujourd’hui qui me permet d’être positif, accompli, serein et plein ? Ce qui veut dire que l’on accepte que le cerveau fonctionne comme cela, que c’est structurel en quelques sortes, je pense que c’est beaucoup plus spontanément de pensées négatives : d’une part, il s’agit d’accepter cela, parce que si je lutte contre cela c’est comme lorsqu’on lutte contre l’ego, on finit par le rendre plus fort et plus puissant, j’accepte cet état de fait et j’essaie de me dire : « Tiens, dans le moment dans lequel je suis, si je me prends en flagrant délit de me plaindre, de culpabiliser, d’adresser de la critique aux autres, d’être dans l’attribution causale externe (ce qui revient à attribuer la cause des choses qui m’arrivent dans la vie à quelqu’un d’autre). Typiquement dans le domaine sportif, c’est le : « on a perdus, c’est la faute de l’arbitre ». Ceux qui font de l’attribution causale externe négative lorsque que cela ne se passe pas bien font de l’attribution causale interne quand ils gagnent en se disant : « C’est grâce à moi » et le but du jeu ici est de revenir vers une objectivité des attributions causales, et à chaque instant se dire : « est-ce que je peux identifier ce qui est positif dans la situation qui m’arrive ? »

 

Caroline : Ce que tu dis c’est de parvenir à s’auto-observer et de toujours revenir au moment présent, dis comme cela ça peut en effet paraître très simple, pourtant ce n’est pas ce que la plupart des gens font. Est-ce que tu sais pourquoi on se laisse entrainer dans nos pensées et que ça n’a pas si facile que cela que de faire de l’auto-observation ?

 

Nicolas : Parce que l’on manque singulièrement de discipline tout simplement, parce que l’on ne s’entraine pas. Et c’est là qu’on en revient au modèle du sport de haut niveau, qui m’interpelle particulièrement, et il n’est pas le seul. Cela pourrait être les acteurs de haut niveau, mais il se trouve que ma culture c’est le sport. S’entrainer chaque jour à faire quelque chose, y mettre de la discipline nous permet d’y progresser. La plupart des êtres humains ne mettent pas assez de valeur et d’attention sur ce qu’ils font chaque jour. Mon mentor, Martin Latulipe, avec qui je travaille dit :

« Il est important de répéter 1000 fois une action et il est délétère de répéter 1000 actions une fois »

 

Si chaque jour on travaille à mettre de la conscience sur comment on fonctionne, on y arrivera un peu plus. Sauf que spontanément, peu d’êtres humains font cela parce que nous courrons constamment après le temps, après les tâches et les obligations externes et que l’on finit pas ne pas travailler suer cela. Et la deuxième chose, comme tu le sais, je prône ton activité et la mienne parce que j’en suis pleinement convaincu. Toi et moi sommes très entourés et soutenus par d’autre coach, le fait de se faire accompagner pour petit à petit construire les étapes de la discipline qui nous permettent petit à petit à mettre de la conscience sur ce présent et de s’observer en train de se dire : « Là en effet je suis en train de me prendre la tête, là c’est un peu facile, je suis en train de blâmer l’autre et don cela ne m’aide pas ». C’est en se disciplinant à faire cela que l’on peut cheminer et progresser dans ce champ là selon moi.

 

Caroline : Dans les personnes que tu accompagnes (parce que l’on parle d’addiction aux pensées), qu’est-ce que cela change concrètement dans leur vie de tous les jours ?

 

Nicolas : Ils et elles (je dis surtout elles parce que je m’aperçois que j’accompagne beaucoup de femmes) se sentent plus légers/légères, plus serein/sereines, et c’est vraiment le fait d’avoir un poids sur les épaules ressentis, parce que tour cela est très symbolique, qui petit à petit s’en va. Un rapport à la Vie qui est différent, et le fait de prendre conscience que les éléments externes que l’on appelle « la pression » par exemple, avec des phrases comme : « j’ai la pression » ou « on me met la pression », ce sont des constructions artificielles. Mon travail avec les personnes que j’accompagne est de considérer que cela est véritablement de la pression.

 

Petite anecdote avant de poursuivre : Charles Barkley qui était un immense joueur de basket NBA dans les années 80, une journaliste qui l’interview et lui demande : « Charles pour vous, qu’est ce que la pression ? » et sa réponse qui est à la fois vraie, humoristique et qui a expliqué son succès était : « Moi la seule pression que je connais c’est celle qui est dans ma choppe ». La pression n’existe pas, je passe mon temps à l’expliquer, c’est une construction individuelle que l’on réalise, toi et moi face à une même situation, peut-être que moi je vais me sentir en pression face à cette situation, et toi très à l’aise ou inversement dans un autre cas de figure. En tant que telle, la pression n’existe pas. 

 

Et ce que j’apporte aux personnes que je peux accompagner c’est le fait d’accepter qu’il n’y a pas de pression, qu’on a le plein pouvoir sur ce qui nous arrive, plutôt que de passer notre vie à envoyer nos pensées vers tout ce qui ne va pas. Lorsque l’on se centre sur : « en quoi j’agis, quels leviers possibles avec les moyens en ma possession puis-je agir » plus je serais en posture d’efficacité. Cela nous permet de reprendre la main mise (pour ne pas dire du contrôle) sur la vie et sur l’ensemble de nos possibilités. 

 

Caroline : Comment cela se fait que tu t’es intéressé à ce sujet là en particulier ? Quel a été ton déclic et ton parcours par rapport à cela ? Si j’ai bien compris tu viens de l’univers du sport, à la base tu étais dans quelque chose davantage « corporel » comme activité, qu’est ce qui t’as amené au déclic du : « Je vais m’occuper de ce qu’il y a dans la tête des gens et de leurs pensées ? ».

 

Nicolas : J’étais sur que tu allais me poser pleins d’excellentes questions qui en plus m’amèneraient à réfléchir sur moi, merci et plein de gratitude pour cela.

 

Oui en effet je viens de l’univers du sport, le basket comme tout les autres sports est un sport où la dimension athlétique compte : je mesure 1’98, je ne te donnerais pas mon poids mais je te laisse imaginer… Physiquement je suis dans les standards, mais je suis un être pour qui les émotions étaient quelque chose d’importantes. Pour moi, il n’y a pas de secrets et il n’y a pas de hasards, si je travaille sur le mindset, les pensées et les émotions c’est que pour moi ça a toujours été un sujet pour moi, cela a toujours été quelque chose qui m’a animé, cela m’a inspiré à travers les modèles que je voyais, j’ai accompagné de jeunes basketteurs dans le camp de Michael Jordan aux Etats-Unis lorsque j’étais plus jeune, dans le camp de Magic Johnson, j’ai toujours considéré que ce qui faisait la différence entre les plus grands ce n’était pas que le physique parce qu’à un moment donné nous avons tous le même physique et que cette dimension là était essentielle à mes yeux. Je pense que c’est parce que j’avais des défaillances, des limites, des faiblesses et des vulnérabilités dans ce champ là que j’ai senti le besoin d’aller y voir de plus près en ce qui me concerne et par extension pour les autres également.

En tout honnêteté voilà ce qui se cache derrière tout cela, et c’est aussi parce que dans la Fédération Française de basket pour laquelle j’ai travaillé pendant 10 ans, nous étions très forts sur la dimension physique, il y avait le poste d’un cadre qui était spécifiquement spécialisé là dessus : technique & tactique, qui sont deux des quatre leviers de la performance. Sur la dimension psychologique et mentale il n’y avait rien de fait, et la nature ayant horreur du vide et/ou le marché exprimant ses besoins, je me suis dit qu’il y avait vraiment des choses à faire là dessus, d’autant que du côté du continent américain (Etats-Unis/Canada), il y avait déjà (et il y a toujours d’ailleurs) 15/20 ans d’avance dans ce domaine. Et donc je me suis dit que j’allais creuser cela, je suis sur que c’est l’un des leviers qui va permettre d’upgrader le niveau de performance de certaines personnes. Ça c’était mon intention de départ, à quoi s’ajoute aujourd’hui mon envie d’ajouter de la joie, du bonheur et de l’équilibre dans la vie de ces personnes. Pour moi le mindset représente l’équilibre infini entre ces deux dimensions là.

 

Caroline : Au départ, tu te positionnais davantage sur le coaching avec des sportifs c’est bien ça ?

 

Nicolas : J’ai d’abord beaucoup joué, ensuite j’ai été entraineur adjoint de l’Equipe de France Junior, j’en parlais tout à l’heure, mon poste était le suivant Directeur Technique National Responsable de la Formation, j’étais formateur ou responsable de formateurs pour former les entraineurs à ensuite eux-même impacter, manager et emmener leur leadership, je coordonnais 80 personnes qui faisaient la même chose au niveau régional. J’ai peu coaché et encadré directement, mais j’ai beaucoup pratiqué, joué, ressenti les choses, et je me suis creusé la tête sur comment les coach qui interviennent pouvaient améliorer leur leadership et comprendre vraiment ce qui se joue dans la tête des joueurs qui leur sont confiés. 

 

Caroline : C’est très intéressant le double niveau d’interaction dans le sens où tu formes/coach un entraineur qui va impacter toute une équipe par la suite. Comment tu en es arrivé à coacher des manageurs, des chefs d’entreprises, comment tu es passé des entraineurs aux manageurs ?

 

Nicolas : Comme souvent dans les vies humaines, c’est une forme de rupture qui m’a amené à bouger. Dans l’histoire de la fédération dans laquelle j’étais, à un moment donné il y a eu des… Comment qualifier cela de façon positive ? Il y a eu des remous au niveau politico-décisionnel je dirais qui font que j’aurais pu accéder à un poste encore plus élevé au sein de la fédération mais ça ne s’est pas fait, à ce moment là je n’avais pas forcément souhaité cela bien que cela m’avait été proposé, et ça a été un moment pour moi de me dire : « je suis depuis 10 ans dans ce milieu là qui est exceptionnel et nourrissant », même si je m’étais beaucoup investis j’avais le ressenti de n’avoir jamais travaillé dans ma vision des choses. Je me suis dit que ce milieu là était incroyable et inspirant, mais il est aussi très égo-centré, je ne cracherais jamais dans la soupe comme on dit, je me suis dit qu’il serait bien de voir ce qu’il se passe dans « la vraie vie/le vrai monde », qui était pour moi le monde de l’entreprise. C’est à ce moment là que je me suis dit qu’il était indispensable pour moi que j’entreprenne ce cursus à HEC pour comprendre ce qu’il se passe dans la vraie vie des entreprises, et puis à partir de là c’est un peu la même logique, je me suis demandé : « où sont les performers et les personnes qui peuvent impacter beaucoup de personnes », et ma réponse était : à la tête des entreprises. La logique se trouvait là pour moi, et la raison c’est la question d’une rupture pour des décisions politico-décisionnels… qui ont fait que j’étais au 36ème dessous sur le moment mais qui en réalité étaient justes et parfaites pour moi à ce moment là.

 

Caroline : Je vais passer aux questions qui tuent (rires). Tu sais que j’aime beaucoup parler d’intuition, de connexion à soi, et je voulais savoir comment toi tu vois ton intuition par rapport à ton business, comment tu l’utilises si c’est le cas ? 

 

Nicolas : C’est une super question est c’est l’un de mes enjeux de 2020, puisqu’au moment où l’on enregistre nous sommes début 2020. Je sais qu’elle est là, qu’elle n’est pas forcément aussi développé que la tienne, je sais que tu l’as en toi et que tu sais percevoir ces choses là, j’ai pu le ressentir quand on a travaillé ensemble, et avant je travaillais en me disant que je n’en avais pas et désormais je sais qu’elle est là et par moment ça vient, ça flash et j’arrive à voir comment je peux le connecter davantage au business, j’ai un coach qui est dans la clairvoyance et qui me fait travailler exclusivement sur cela pour que j’arrive mieux à appréhender ces choses là, ça part du fait de prendre des décisions dans mon business puisque c’est ta question, pour aller vers plus de simplicité et moins de mentalisation, moi qui travaille sur le mindset, ça demande un vrai effort en ce qui me concerne que d’être dans ce lâcher prise, accueillir ce qui se présente sans jugements, et sans essayer de réparer le coup d’après, de tenter d’anticiper à tout prix, de voir les inconvénients et les avantages etc… Je sens que j’y arrive de plus en plus et je sais que j’y arriverais d’autant plus dans quelques temps. Mais je dirais qu’à ce stade c’est embryonnaire et ponctuel pour être tout à fait honnête avec toi.

 

Caroline : Merci pour cela. Ma question suivant : Pour ou contre l’échec et pourquoi ?

 

Nicolas : Je vais dire « pour » pour répondre à la question mais à mon sens il n’y a pas besoin d’être pour ou contre, l’échec se présente et souffre à nous quoi qu’il se passe. Si je suis « contre », j’y mets de l’énergie qui ne sert à rien, et si je suis « pour », et ce que cela veut dire pour autant que j’anticipe qu’il peut avoir des échecs, je ne pense pas. Moi je suis dans l’acceptation de l’échec qui est un véritable miroir qui peut nous aider à révéler où nous en sommes dans une situation, quels sont les blocages qu’il y a en nous et où nos limites de compétences conscientes sont face à cela, et je crois que c’est ce que l’on fait de l’échec, tout comme de la pression que j’évoquais tout à l’heure, qui fera qu’on arrivera à s’élever et à renaitre comme le dit François Lemay, ou pas. L’échec est. Il fait partie du champ des possibles comme la réussite, c’est pour moi un excellent révélateur de : « Est-ce que je progresse ou non ? « , ce que je crois c’est que si je ne travaille pas sur moi, la vie, l’Univers, la matrice, peu importe comme on l’appelle, va m’envoyer un échec, puis un autre et ainsi de suite et de plus en plus fort jusqu’à ce que je comprenne vraiment. L’échec est un miroir est une leçon à mes yeux.

 

Caroline : J’ai un jeu de cartes oracles avec moi (Nicolas : « Ah j’adore ! »), si tu avais une question à poser auquel cet oracle pouvait répondre, ce serait laquelle ?

 

Nicolas : En direct live filmé et tout. Magnifique. Je suis en train de réfléchir à un axe stratégique essentiel dans mon. business, lancer et imiter quelque chose que j’avais caché et que j’avais complètement oublié, suis-je dans le juste et vais-je ultra performer dans ce nouvel axe qui s’offre à moi ?

 

Caroline : Voici la carte, elle s’appelle le puis et je te lis ce qu’il y a au dos de cette carte : « Connaissances intuitives, quête de la vérité, sagesse, vision, retour à la source et accès au fond des choses ». Tu prends le message que tu veux. 

Nicolas : J’aime beaucoup ce que tu m’as envoyé sur « retour aux sources » puisque c’est de cela qu’il s’agit… mais pas que, et aller au plus profond des choses. Top, merci pour ça.

 

Caroline : J’ai une question : « tu préfères ? » Qui n’a pas pour vocation de faire quelque chose de très fort intellectuellement, là voici : « tu préfères : rire à un enterrement ou pleurer à un mariage ? ».

 

Nicolas : Pleurer de joie à un mariage. Très émouvant les mariages, l’engagement c’est magnifique, moi ça m’émeut, et quand j’emmènerais ma fille, qui est toute petite, elle a 11 ans, à mon bras, je sais déjà dans quel état de décomposition je serais et je pleurerais.

 

Caroline : Dernière question pour Leaders Go Wild, peut-tu nous raconter la dernière fois que toi tu t’es senti « wild » ? Tu l’interprètes comme tu veux.

Nicolas : La dernière fois que je me suis sentie « wild », je suis honorée d’avoir fait deux Ted X et donc j’ai fait le premier où je n’ai pas été nécessairement « wild », mais c’était important pour moi et j’avais la forte aspiration à vivre un deuxième qui aurait pu être une formalité dans la mesure où j’avais déjà fait le premier, mais je me suis senti très « wild » parce que cela a été encore plus challengeant que le premier, l’équipe d’organisation m’a aidé à aller chercher des choses très profondes à propos de moi-même, sur mes vulnérabilités, à la Brené Brown, visiter et ressentir des choses que j’avais ressenti dans mon enfance, j’ai osé y aller, ce que je fais rarement, et j’ai tenu bon dans ce process là qui n’était pas un enjeu, alors que pour autant j’avais déjà fait un Ted X par le passé, c’est juste d’en faire un autre qui me challengeait et j’étais fier de moi, de l’avoir fait, je n’ai rien lâché et j’étais « wild » à ce moment là, j’ai fait face à pleins de formes d’adversités et ça a été canon, j’ai donc été « wild et fier de moi ». 

 

Caroline : Bravo et merci pour ce partage Nicolas !