[00:00:00.800] – Caroline LGW

Aujourd’hui, dans le podcast, nous recevons Esther Taillifet pour parler de business, on va parler du changement d’identité pour avancer dans son business. Le changement d’identit, c’est déjà quelque chose dont tu parles avec ton business, au niveau de la perte de poids.

Est ce que tu as rapidement fait le lien avec toi, en tant qu’entrepreneuree, dans ton business?

 

[00:00:32.880] – Esther Taillifet

J’ai fait le lien tout de suite dans le fait de faire du développement personnel, quelle que soit la finalité. Pour moi, le business, c’est du développement personnel, c’est avant tout du développement personnel. Et du coup, j’ai rapidement effectivement compris, mais je pense que je n’ai rien compris de particulier! En fait, ce qu’il fallait, c’est qu’en fait il faut changer d’identité.

Si tu veux avancer, faut accepter d’enterrer l’ancien toi et d’aller vers le nouveau toi. Et donc de t’assurer que le nouveau toi que tu choisis, c’est un toi qui t’inspire plus, ou vers lequel tu te sens plus aligné et qui te ressemble davantage et du coup ça implique plein de choses.

Par exemple dans le poids,  si tu avais une identité de grosse « Je suis la poubelle de table, la personne qui mange  toujours tout, je suis celle qui reprends toujours du dessert. Je suis la bonne vivante. Je suis tout ça » tu comprends bien que si tu veux être mince et le rester, il y a quelque part une identité à changer. Peut être devenir quelqu’un qui s’en fout de la nourriture pour qui ça n’est pas très important. Ou alors quelqu’un qui aime bien bien manger, mais qui mange que quand elle a faim et qui s’arrête quand elle n’a plus faim. Il y a un changement d’identité à faire.

Et bien dans le business pour moi, c’était la même chose, dans mon cas en particulier, la vision que j’ai de ça, c’est que j’ai dû passer de « Je suis la petite meuf qui fait des trucs comme ça, sans prétention dans son coin, sans se prendre pour qui elle n’est pas » à « je suis, alors je n’y suis pas encore, mais je suis une putain de badass entrepreneure multimillionnaire qui a plusieurs entreprises à son actif, qui fait plein de choses qui contribue à mort et qui s’excuse pas d’être là » et donc je ne suis pas encore là bas. Je suis pas encore multimillionnaire, mais j’ai pas mal de choses dans l’identité qui ont changé.

Par exemple aujourd’hui, je m’excuse pas d’être là. Je suis OK de dire que j’ai une entreprise avec plusieurs personnes qui bossent avec moi, qu on contribue, que ce qu’on fait c’est génial. Et ça, il faut en soi changer son identité et incarner ce truc là. Pour moi, c’est vraiment ça la clé, plus que juste mettre les actions et faire semblant.

 

[00:02:29.180] – Caroline LGW

On en parlait juste avant en off, changer d’identité en tant que tel, qu’est ce que ça veut dire? j’aimerais que  tu nous expliques comment c’est pour toi? Parce que ce n’est pas simplement se répéter des affirmations positives, même si ça peut  y contribuer. Mais c’est un peu plus profond que ça. Et ce n’est pas non plus juste changer ta situation, ton environnement ou les personnes que tu côtoies.

 

[00:02:51.640] – Esther Taillifet

Pour moi, ça part vraiment de soi, du cœur, de ton intuition à toi parce que le côté « Fake it till you make it », ça m’a jamais parlé.  Non, je le sens pas de faire semblant sur un truc. C’est plus changer tes pensées. En fait, c’est que la plupart des gens, quand ils veulent changer leurs résultats, se mettent à faire des actions pour changer leurs résultats et ce qui est très bien, mais en  fait ils ne changent pas leur manière de penser qui est à l’origine de leurs actions. Ils continuent à penser leur merde, mais ils se forcent à faire l’action quand même. Ils sont en résistance émotionnellement. C’est hyper dur, t’es là en train de te pousser, t’es tout le temps dans la frustration et tout. Il font quand même les actions. Ils commencent à voir les résultats, mais les résultats sont déjà pas aussi puissants que ce qu’ils pourraient être si eux même incarnaient telledéjàment ce résultat, et ils se sentent complètement en décalage avec le résultat qu’ils obtiennent et en général, c’est comme ça selon ma vision, que les personnes qui font des millions, qui perdent tout et qui recommencent, ce sont des personnes où l’identité n’a pas suivie. Eux ne sont pas devenus la personne capable de recevoir cet argent, capable de recevoir ces responsabilités, capable de devenir l’entrepreneur qu’il aurait fallu devenir pour ça. Donc, pour moi, ça part de toi d’abord en tant qu’identité,  qui tu veux devenir, et puis t’assurer que tes actions sont alignées avec la personne que tu es en train de devenir. Pas l’inverse.

 

[00:04:07.940] – Caroline LGW

Est ce que tu as toujours su que tu voulais être cet entrepreneure badass multimillionnaire? Ou est ce que c’est quelque chose qui est venu avec le temps? Et comment ça s’est passé pour toi?

 

[00:04:16.140] – Esther Taillifet

Ça a été super dur. Jamais je me serais dit plutôt (il y a 5 ans) « je veux être une entrepreneuse badass, je suis trop inspirée par Oprah Winfrey, Brooke Castillo »  parce que je me serais dit « mais pour qui tu te prends? Enfin, quelle prétention t’es pas Brooke Castillo ». La différence, c’est que maintenant je le sais. Bien sûr que je ne suis pas Oprah Winfrey. Je ne suis pas à sa place. Je ne connais pas ce qu’elle connaît. Je ne suis pas elle et je ne serais jamais elle d’ailleurs. Mais je sais ce que je ne suis pas. Mais je sais que pour le devenir, il ne faut pas que je me conforte et que je me rappelle tout le temps où je suis maintenant. Mais que j’accepte le fait que OK, je ne suis pas encore ça et c’est vers là que je vais. C’est cette identité qui m’inspire, c’est ça la personne que j’ai envie de devenir. Je passe par des étapes intermédiaires, typiquement on en parlait hier, y’a une cliente ici en immersion, mais le fait de se dire coach au début, j’arrivais pas me dire coach. En fait c’est ce que je deviens. Je sais qu’aujourd’hui, je n’ai pas encore tous les outils. Je n’ai pas encore toutes les formations. Je n’ai pas encore l’expérience du coach de 10 ans d’expérience. Mais c’est vers là que je vais. J’ai aucune prétention en disant ça,  autre que ce que je suis maintenant, ce que je suis en train de devenir,  et ce que je suis en train d’apprendre. C’est ça le chemin. Pour moi, c’était dur. Oui, parce que il y a ce regard des autres, cette pression de ne pas avoir la prétention… Encore plus en tant que femme je crois…

 

[00:05:39.080] – Caroline LGW

C’est quelque chose que tu travailles ce changement d’identité? C’est quelque chose que tu fais au quotidien? Est-ce qu’il y a eu des déclic particuliers? Ou un peu des deux? Comment est ce que tu le vois aujourd’hui?

 

[00:05:59.340] – Esther Taillifet

C’est un peu moins un travail quotidien, mais ce n’est pas forcément une bonne chose. C’est plus qu’en ce moment j’ai un peu lâché là dessus et je me focalise sur d’autres choses. Mais ça a été vraiment un travail quotidien pendant une période de me demander « où je suis dans un an? ». C’est beaucoup de visualisation, mais pas juste sur le papier. Vraiment de le ressentir! Est-ce que je suis alignée avec ça? Est ce que ça vibre pour moi? Est ce que c’est par là que je vais?

Il y eu des moments où il y a eu des déclics où je me suis dit « c’est ça qui m’inspire! ». Ça fait flipper. Je ne suis tellement pas là. Je ne suis pas encore capable de ça. Et comment je vais arriver à ça? Et est ce que je suis pas prétentieuse en imaginant ça? Et me rappeler que « si ça vibre,  ça vibre! » C’est pas de la prétention. A partir du moment où je sais où je suis maintenant. Et du coup, il y a eu des vrais déclics, des mots de certaines personnes pendant les périodes où il y a plusieurs personnes qui disent des choses différentes. Toutes ces personnes qui parlent d’affirmations positives, toutes ces personnes qui parlent de faire des actions et de changer ces standards. Toutes ces choses là, c’est des trucs qui m’ont aidé à faire le déclic et à le ramener à ma vision qui est que c’est une question d’identité.

Et après? Il y a un travail conscient sur l’identité. J’ai repéré que je me disais « je suis une petite meuf  qui fait ses trucs dans son coin ». J’ai décidé d’arrêter de me dire ça. Je ne suis pas une petite meuf qui fait des trucs comme ça, sans prétention. Je suis pas ça, je suis une nana ambitieuse. J’ai commencé à le changer en « je suis ambitieuse ». Je n’ai pas la prétention de faire des choses que je ne suis pas encore capable, mais en fait, je suis en train d’apprendre. Je suis prête à apprendre. C’est une identité intermédiraire.

 

[00:07:30.610] – Caroline LGW

C’est un truc qui me parle beaucoup parce que j’aime bien aider les entrepreneures à s’autoriser à y aller. Je trouve que derrière le côté ambitieux, des fois, il peut y avoir quelque chose d’assez négatif qui est perçu autour. Pour moi ça fait partie du travail d’intégrer une facette qu’on peut imaginer être une ombre à la base ou quelque chose de négatif. Être ambitieuse pour toi, est ce que ça a toujours résonné « C’est cool » Ou est ce qu’il y a eu un moment où ça a été compliqué?

 

[00:07:57.670] – Esther Taillifet

En fait, c’est un truc qui est tellement en moi. J’ai toujours eu de l’ambition, mais je ne l’ai jamais dit. Je sentais cette force qui devait sortir. Je savais que j’avais un destin de rayonner, c’est trop bizarre, même étant petite. Je me souviens m’être dit un jour je serai à la télé. Je ne le disais pas en mode je me prends plus que les autres. Vraiment, je sais que c’est vrai. Et je me souviens que la vendeuse du magasin de ma mère, un jour, qui m’a dit « Oh toi un jour t’écriras un livre et je te verrais à la télé », et je me suis dit « bah oui! ». Aujourd’hui, j’ai pas envie d’être à la télé, mais ce n’est pas le propos. Mais en fait, ça me donne un peu une idée de ce truc,  quand tu sens cette force. Pour moi, l’ambition, c’est plus « Oser te réaliser », c’est plus te dire « À un moment donné, ça sortira et il va falloir que je me réalise ». C’est juste se brimer que de se dire je ne veux pas d’ambition, c’est mal, c’est juste t’empêcher d’être toi. Et pour moi, si tu fais ça, tu prives tout le monde de ce que tu as à apporter. Quelque soit la nature de ce que tu as à apporter. Et ça n’a pas besoin d’être aller la télé, ça peut être t’occuper de ta famille. J’imagine que dans ton audience, c’est plutôt des personnes qui veulent entreprendre…

 

[00:09:16.270] – Caroline LGW

Et tu dirais quoi à, une femme en l’occurrence, à toutes ces personnes qui sentent justement ce truc là, cette force, parce que je trouve que c’est quelque chose qui revient souvent « Je sens que c’est en moi, mais j’ai l’impression que si je lâche, ça va exploser avec tout ce qu’il y a autour ». Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui en est juste à ce stade là?

 

[00:09:39.360] – Esther Taillifet

De se faire coacher! Forcément j’ai un biais énorme! Pour moi le coaching ça t’aide tellement à canaliser tout ça. Je dirais d’y aller, clairement, faut pas avoir peur de sa propre puissance et de faire confiance aussi dans le fait que ta puissance ne t’emmènera pas plus loin que là où tu peux aller. C’est pas parce que tu as cette vision de « Je me vois à la télé » OK, la vision est là, laisse la mission se dessiner, c’est pas parce que tu as vu ça que c’est pour demain. Oui, t’en es pas là, tu vas apprendre au fur et à mesure, fais toi confiance. En fait, et ça va pas exploser en vol. C’est juste que si tu ne reconnais pas le truc, tu vas suffoquer sous ta propre puissance.

 

[00:10:17.090] – Caroline LGW

Est ce que tu utilises ton intuition, toi, dans ton business? Comment cela se manifeste pour toi? Et qu’est ce que ça veut dire pour toi? Avec quels mots tu pourrais expliquer?

 

[00:10:28.720] – Esther Taillifet

J’aimerais faire la distinction entre le mental, l’intuition et l’émotion. Je m’assure que je ne suis pas dans l’ego. Pour moi, quand je suis dans l’ego, c’est émotions ou mental, ou si je prends les décisions de façon rationnelle, si je prends les décisions parce que ça me fera me sentir mieux là maintenant tout de suite, je sais que je suis dans l’ego et je me pose la question à chaque fois. Je me demande « qu’est ce qui me ferait me sentir en paix? » Et quand je me sens en paix avec la décision, je sais que c’est l’intuition.

Je l’écoute au quotidien. J’ai pris l’habitude de noter quand mon cerveau me dit des trucs et de me requestionner après. Est ce que ça vibre pour moi? est-ce que c’est émotionnel? Est ce que c’était une idée à la con de l’ego? Ou est ce que c’est un truc qui est plus profond,  et plus, on le fait, je trouve plus c’est facile à reconnaître, mais il n’y a pas de recette miracle.

J’avais fait un podcast pour écrire une lettre à son intuition, où j’expliquais un peu comment moi je le faisais, mais en soi, il n’y a pas une façon de le faire. Mais c’est juste apprendre à reconnaître. Le plus dur, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui disent « je fais les choses à l’instinct ou à l’intuition » mais en fait ils le font à l’émotion. La question qui m’aide beaucoup, c’est de me dire « est ce que ça me fait me sentir mieux ou est-ce que ça me fait me sentir en paix? » Parce que si tu me dis « ça me fait me sentir mieux », souvent, tu prends des décisions parce que là, ça te sort trop de ta zone de confort. Du coup, tu prends une décision un peu plus rationnelle pour te sentir mieux. Mais c’est pas forcément l’intuition.

 

[00:12:01.050] – Caroline LGW

Les décisions liées à l’intuition elles t’amènent pas dans quelque chose forcément confortable. Oui, ça fait sentir « Oui, je suis au bon endroit mais …

 

[00:12:12.130] – Esther Taillifet

c’est pas forcément confortable » C’est très souvent inconfortable. C’est toujours juste. Une espèce de paix et de justesse

 

[00:12:15.380] – Caroline LGW

Pour ou contre la drogue?

 

[00:12:34.650] – Esther Taillifet

Tu fais bien de poser cette question à moi. Au moment où je te parle, j’en sais rien. Je déteste être « pas en possession de mes moyens ». Je bois pas d’alcool, je fumes pas, tu sais tout ça. Mais j’ai envie de tester en ce moment parce que j’ai envie d’aller chercher d’autres choses. Je vais dire un tout petit pour, tout petit pour, mais pas tout seul chez vous. Avec une intention. Jusqu’à maintenant pour moi la drogue c’était tampon émotionnel, dans mon vocabulaire. Ça voulait dire fuir ses émotions ou fuir qui tu es.  Donc pas dans un but comme ça, ça c’est un gros non. Un petit oui pour aller chercher l’intuition.

 

[00:13:19.490] – Caroline LGW

Si tu pouvais répondre à une question juste en tirant une carte Oracle, ce serait quelle question?

 

[00:13:32.010] – Esther Taillifet

Est-ce qu’il va y avoir un homme dans ma vie qui va m’accompagner pendant tout ce chemin.

 

[00:13:36.830] – Caroline LGW

Tu veux tirer?

 

[00:13:40.100] – Esther Taillifet

C’est la vraie question que je me pose en ce moment pour ceux qui ne savent pas. Je suis en train de me questionner sur le couple. Je fais quoi?

 

[00:13:46.660] – Caroline LGW

Qu’est-ce qu’elle te dit? (la carte)

 

[00:13:49.720] – Esther Taillifet

Faites de beaux rêves!

 

[00:13:52.520] – Caroline LGW

C’est une carte positive. Après toi, tu la prends comme tu veux.

 

[00:13:59.310] – Esther Taillifet

Moi je me dis « assoies-toi sur tes rêves » vas-y salut! je ne sais pas comment je suis censée la prendre.

 

[00:14:03.570] – Caroline LGW

Moi, j’y vois de la vision justement. Moi je ne vois pas le côté un peu sarcastique. Moi, j’y vois des grands rêves.

 

[00:14:19.140] – Esther Taillifet

Les cartes n’ont pas d’humour? Je peux rêver. De toute façon ça coute rien….

 

[00:14:35.180] – Caroline LGW

Est ce que tu préfères avancer dans la lumière, donc rayonner seule ou dans le noir avec un ami?

 

[00:14:48.820] – Esther Taillifet

Avec ce que je viens de dire juste avant c’est affreux! Le pire c’est que le premier truc qui me vient c’est que je veux rayonner seule.

 

[00:14:53.500] – Caroline LGW

Ce n’était pas préparé. Je ne connaissais pas ta question à la carte oracle.

 

[00:15:01.060] – Esther Taillifet

Non mais si, rayonner seule, non mais c’est affreux. J’voudrais être à deux dans la lumière. Je dirais comme ça parce que je pense que tu apportes plus en rayonnant de manière générale, même à deux si on est deux dans le noir, on s’apporte l’un l’autre, mais si on rayonne seul, on apporte à beaucoup plus de monde. C’est là qu’on voit que j’ai connexion mais avant ça j’ai contribution!

 

[00:15:26.120] – Caroline LGW

C’est quand la dernière fois que tu t’es senti Wild? Est ce que tu peux nous raconter?

 

[00:15:48.920] – Esther Taillifet

Je dirais peut être, quand j’étais en jeûne au Costa Rica, cette sensation d’être un peu… Là je mets « là elle est partie quoi! »

 

[00:15:53.860] – Caroline LGW

Merci Esther.

 

[00:16:04.400]

Je t’en prie, merci à toi!